La réforme des rythmes scolaires pourrait être (aurait pu être ?) une belle opportunité pour l’éducation artistique et culturelle en direction du jeune public, et tout naturellement une passerelle pour le cinéma.

Comme nombre d’acteurs culturels, nous nous interrogeons sur la finalité de cet aménagement. Voici quelques éléments de cette réflexion (en cours d’élaboration tous les jours…).

Pour nous, l’aménagement des rythmes scolaires, que nous préférons appeler aménagement des rythmes de vie de l’enfant, doit s’inscrire dans un projet éducatif territorial associant les partenaires éducatifs (collectivités, enseignants, animateurs, partenaires associatifs, etc). Autrement dit, il doit y avoir une véritable réflexion autour des objectifs éducatifs. Il s’agit bien de construire les fondations, les lignes forces, de ces temps pour proposer ensuite des activités, et non l’inverse comme c’est trop souvent le cas. C’est permettre à tous les acteurs de l’enfance de se mettre autour d’une table pour élaborer « un cahier des charges ».

En conséquence, la tranche de 45 mn dégagée du temps scolaires doit s’inscrire dans une continuité temps scolaire-temps de loisirs pour permettre une meilleure articulation des projets. Ce temps est trop court pour n’importe quel type d’activité, c’est pourquoi il pourrait être le prolongement d’une action débutée en « temps scolaire » et vice versa.

Ce temps-là ne doit pas constituer une « surenchère d’activité », mais bien prendre en compte les différences de rythmes individuels des enfants, avec la possibilité de « ne rien faire »… Il faut toujours garder en tête que c’est un temps de loisirs.

Derrière ces aspects pratiques se profile un tournant, à tout le moins une bifurcation, pour les dispositifs d’éducation artistiques et culturels. Comment ne pas évoluer avec ce changement de rythmes ? Peut-on imaginer des passerelles entre « Ecole et cinéma » et des activités hors temps scolaires ? Ou à l’inverse comment rester sur la même ligne directrice alors que, de fait, le temps dévolu aux apprentissages artistiques diminue ? Tout cela sans évoquer le temps de formations des enseignants…

Anthony Roussel, association Du cinéma plein mon cartable, coordination cinéma des Landes.

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